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L'EFT et la mort

Attention : certains détails pourraient heurter les personnes sensibles.

Un sujet délicat, traité seule, par une étudiante en EFT. Laure a fait cet énorme travail en seulement 2 séances. Comme vous le verrez, elle utilise plusieurs variantes EFT menant son travail jusqu'à atteindre son objectif. 

S'il vous plaît, notez que ce travail demande déjà une bonne expérience de l'EFT et il vous est grandement conseillé de vous faire accompagner si ce n'était pas le cas. 
Pour cela vous trouverez des professionnels de l'EFT à votre disposition dans l'annuaire de "Praticiens Certifiés EFT" mis à votre disposition sur le site "technique-eft.com". 

Bien amicalement

Geneviève


Bonjour, 

Je m’appelle Laure, j’ai 39 ans. Je suis mariée et j’ai deux enfants en bas âge. Je pratique l’EFT depuis plusieurs années, sur moi et j’accompagne aussi mes proches dans leurs séances d’EFT. Geneviève m’a demandé si je pouvais partager cette séance avec vous. Ce que je fais avec beaucoup de plaisir, en espérant que ça puisse vous aider. 

Le thème de cette séance c’est ma relation avec la mort… l’arrière-grand-père des enfants est décédé il y a plus d’un mois…. et je n’ai pas encore trouvé les mots pour en parler avec mes enfants. De plus notre chien est chez le véto pour la Xeme fois, suite à un accident et il survit à grands coups de traitements… Je n’arrive pas à m’imaginer qu’il puisse mourir… Là il présente un début de septicémie et peut être de nécrose de l’intestin… Depuis son accident, on laisse chez le véto une somme considérable quasiment tous les mois pour essayer de le « sauver »… parce que j’ai la croyance que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »… Et je n’arrive pas à dire « On le fait piquer »… Alors on essaie, on essaie encore dans l’espoir d’une stabilisation de son état et d’une disparition totale ou partielle du dysfonctionnement… Entre deux traitements, notre chien a une vie normale. Donc pourquoi ne pas lui laisser une chance ? 

La mort et moi, c’est tabou ! J’ai de grands principes pour les autres «la mort fait partie de la vie»… «La mort, c’est un passage, pas une fin» les « 22 grammes que l’on perd lors du décès est sûrement le poids de l’âme, etc ... C’est très bien tout ça, mais quand la mort est proche de moi et que ça touche des êtres chers, ça me fait perdre mes moyens… Et je doute de toutes ces phrases très belles que j’applique pour aider les autres dans leur deuil…

1. Mon besoin par rapport à cette séance :

Mon besoin : «M’aider par rapport au phénomène que l’on appelle « la MORT », m’aider à en parler à mes enfants, m’aider à l’aborder et à l’envisager pour le chien, comme pour mes proches »… 

Durant cette séance, que je vous livre en intégralité, vous pourrez lire mes questionnements, ma recherche des causes racines, le SUD (évaluation) et les phrases d’EFT qui y sont associées. On y va ! 

-En quoi est ce que la mort me dérange ? 
-Parce que je n’y peux rien (je n’ai pas de contrôle dessus). J’aime bien tout maîtriser, tout contrôler. 

-Pourquoi ça me dérange de ne pas tout contrôler et maîtriser ? 
Tout compte fait ce n’est pas ça le problème c‘est : Parce que je ne sais pas ce qu’il y a après…
Comme je ne sais pas, je ne peux pas me dire que la réincarnation ou les esprits existent… Et je ne veux pas croire qu’après la mort on n’est qu’un morceau de viande qui crame ou pourrit dans un trou. 

-Pourquoi cette idée me dérange de ne pas savoir ? 
Parce que durant des années, j’avais des substituts de Bonheur qui m’anesthésiaient la tête (traitements anti dépresseurs, anxiolytiques, benzo, alcool ou autres) pour m’aider à aborder la vie, les émotions et surtout la mort… et là je n’ai plus rien, il n’y a plus que moi, mes émotions et la mort en face. J’ai perdu des animaux et des gens chers sans verser une larme quand j’étais sous traitements ou toxiques… pas d’émotions… quasi pas dérangée par la mort. 

-Pourquoi ça me dérange tant la mort ? 
-Peut-être que j’ai peur des émotions… des pleurs, des larmes…et pourtant avec l’EFT j’ai un outil en or, pour ne plus avoir peur… D’avoir mal aux émotions… 

-Pourquoi peur des émotions ? 
-Parce que j’ai mis 10 ans à faire le deuil de mon grand-père et que ça a été l’expérience la plus pénible de ma vie je pense. Pourtant à sa mort, j’étais une jeune adulte, je pouvais relativiser… me dire qu’il avait fait sa vie, tout ce qu’on peut se dire pour rendre les choses moins pénibles… Pour moi, le décès de ce grand-père là, a été une déchirure et je me suis précipitée dans le gouffre des médocs et de l’alcool pour m’apaiser, m’aider à oublier le manque de lui. Je trouvais injuste qu’il ne m’ait pas emmenée avec lui. 

Pourquoi ça été si dure pour moi ? 
Parce que la mort c’est le manque de l’autre… Je n’ai pas trop été touchée par la mort depuis que je suis sur terre. Je n’ai perdu qu’une dizaine de personnes chères. C’est moins que certaines personnes, surtout au bout de presque 40 ans de vie ! Mais c’est déjà de trop. 

Par ordre chronologique pour aller le plus loin possible dans l’enfance :

  • Mes 3 grands-parents.
  • Christine, une amie très proche morte d’un cancer.
  • Didier, mon amoureux quand j’étais enfant. Suicidé à 20 ans.
  • Et deux trois copains morts jeunes d’accident de voiture.
  • Le petit Jean François, mort d’asthme vers 6 ans. C’était un élève de ma classe. Ca m’avait beaucoup peiné.
  • En 1979 mon arrière-grand-père est mort mais c’était un soulagement de voir partir cet homme qui me faisait peur.
  • Ma nounou….je crois que c’est le premier contact avec ce mot "mort"…et la première prise de conscience de ce que ça pouvait être….de ne plus jamais voir les gens quand ils sont morts.

Pendant que je fais cette liste, j’ai un souvenir qui me revient : Ma nounou, s’était suicidée. Elle avait pris des médicaments. C’est drôle que j’y pense maintenant. 

Je devais avoir 4 ou 5 ans. Je sais que je n’avais pas compris pourquoi quelqu’un pouvait arriver à me quitter de la sorte. Je m’étais sentie RESPONSABLE de son choix. Je n’avais pas dû être assez sage avec elle, le jour d’avant. Je n’avais pas imaginé qu’elle pouvait avoir d’autres difficultés que celle de me garder moi (alors que j’avais aussi une sœur qui pouvait être aussi pénible que moi lol). Ca m’avait profondément peinée, chagrinée et j’avais ressenti une profonde injustice, car elle avait été très rapidement remplacée. Pourquoi m’avait-elle abandonnée ? Question que j’ai aussi hurlée lors du Deuil de mon papy durant 10 ans. 
Si je rebondis sur « Abandon », je tombe sur moi prématurée, arrachée de ma mère durant les 3 premiers mois de ma vie. Puis abandon et rejet lorsque je pleurais tellement que mes parents, sur le conseil d’un médecin, m’ont mise dans une chambre très loin d’eux pour me laisser pleurer. Car ils n’en pouvaient plus de m’entendre pleurer : Bébé hurlante, enfant pénible…. étiquette qui m’est restée collée longtemps au dos. 
Mais à présent que je suis mère à mon tour, je comprends que les parents, certaines fois, n’ont pas d’autres choix que de préserver leur équilibre mental en écartant l’enfant qui pleure, sous risque d’avoir envie de le secouer ou de le passer par la fenêtre ! Mais enfant, quand on me racontait ce passage de ma vie, je l’ai vécu comme un deuxième abandon… et l’imagination d’enfant et de jeune adulte m’a fait revivre cela comme un trauma. Comment pouvait-on faire ça et le raconter quasiment lors de chaque anniversaire ???? 

Donc, après ce questionnement de moi-même pour essayer de trouver les causes racines de mon problème avec la mort, je vais travailler en EFT sur plusieurs phrases en respectant une chronologie (passant du plus anciens au plus ressent) :


Préma de 0 à 3 mois :

Je me suis sentie abandonnée par ma mère lorsque j’ai été arrachée à elle pour partir en couveuse : SUD à 10

Commentaire de Geneviève : certains se demanderont comment Laure peut contacter ce souvenir si lointain. Il s'agit ici d'imaginer ce que l'on peut ressentir lorsque l'on pense à ce que l'on nous a raconté. Vous imaginez avec votre propre cerveau qui a enregistré des ressentis. Bien sûr, il ne s'agit pas ici de preuves scientifiques mais seulement de ressentis... et l'EFT travaillant sur nos émotions c'est bien de cela dont nous avons besoin... 

IP « Même si je me suis sentie abandonnée par ma mère dès la naissance quand j’ai été arrachée à elle, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » 
Phrase de rappel pour une ronde complète « je me suis sentie abandonnée par ma mère quand j’ai été arrachée à elle dès la naissance ». 
De 10, je suis passée à 6, puis j’ai pris le protocole des 3 points (tête, poignets, chevilles)
IP « Même si je me sens encore abandonnée quand j’ai été arrachée à ma maman, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » 
Phrase de rappel pour les 3 points « si je me sens encore abandonnée par ma mère quand j’ai été arrachée à elle». J’arrive à 0,5, donc je choisis après l’IP d'utiliser le raccourci "du sol au plafond sur 6 secondes" avec la phrase de préparation suivante : 
IP « Même si je me sens encore un peu abandonnée par ma mère quand j’ai été arrachée à elle, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » 
Phrase de rappel « Je me sens encore un peu abandonnée quand j’ai été arrachée à elle ». 0. 

Autre aspect : Je me suis sentie RESPONSABLE d’être préma et d’avoir fait souffrir ma mère : SUD à 8

IP « Même si je me suis sentie RESPONSABLE d’être préma et d’avoir fait souffrir ma mère, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » 
Phrase de rappel « je me suis sentie RESPONSABLE d’être préma et d’avoir fait souffrir ma mère» de 8 à 0. 
J’ai choisi le protocole des 3 points (tête, poignets, chevilles). 

Autre aspect : Etre seule = jamais rassurée : SUD à 8 

IP « Même si je n’ai pas pu être rassurée par maman quand j’étais seule dans ma couveuse, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » ronde complète avec la phrase de rappel « je n’ai pas pu être rassurée tout bébé, seule dans ma couveuse ». Je suis passée à 4, mais j’ai changé d’aspect car je trouvais cette phrase impersonnelle. En effet c’est de moi et de ma MAMAN qu’il s’agit: IP « Même si moi, tout petit bébé dans ma couveuse je n’ai pas pu être rassurée par ma maman, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » phrase de rappel « je n’ai pas pu être rassurée par ma maman»…je suis passée de 4 à 0. Avec méthode des 3 points.

Commentaire de Geneviève : attention ici, lorsque vous choisissez de préciser les choses. S'il est tout à fait indiqué d'être le plus spécifique parfois il est préférable d'y aller progressivement afin de ne pas provoquer de trop fortes émotions. Il n'est pas nécessaire de souffrir pour se débarrasser de nos événements douloureux. Il pourrait être plus indiqué de continuer jusqu'à 0 avec la formule plus globale avant de passer à la formule plus spécifique.

Retour à la maison :

Je me suis sentie rejetée et abandonnée par mes parents à cause de mes cris, quand on me le racontait je trouvais ça injuste = SUD à 6 : 

IP « Même si je me suis sentie rejetée et abandonnée par maman, papa qui ne supportaient pas mes cris, et que je trouvais ça injuste, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » 
Phrase de rappel lors de la ronde complète : 
point au-dessus de la tête « je me suis sentie rejetée et abandonnée par maman et papa qui ne supportaient pas mes cris » 
point au-dessus de l’œil« ils m’ont mise loin pour ne pas m’entendre » 
point sur le coté de l’œil « ils m’ont laissée pleurer seule, sans réconfort » ainsi de suite sur tous les points etc… Je suis passée de 6 à 0…

Avec vérification, je grossis le trait pour voir s’il n’y a plus d’émotion : j’ai trois mois, je suis toute petite, je hurle seule dans une chambre. Personne pour me réconforter. Est-ce que c’est vrai qu’ils ne me supportaient pas ? Ils m’ont abandonnée et laissée seule, hurler dans une chambre bien loin d’eux ». Non, mes parents étaient juste exténués et fatigués. 

Je me suis sentie rejetée par ma sœur et j’ai trouvé ça injuste = SUD à 6 : 

IP « Même si je me suis sentie rejetée par ma sœur dès le premier contact et que j’ai trouvé ça injuste, je m’accepte et je m’aime telle que je suis » .
Phrase de rappel lors de la ronde complète : “ je me suis sentie rejetée par ma sœur dès le premier contact et j’ai trouvé ça injuste ”. Je suis passée de 6 à 0… 
Avec vérification : je repense à la scène. Je suis dans mon couffin et ma sœur vient me voir et trouve que je suis “pas beau”… là aujourd’hui à vrai dire ça ne me fait plus rien du tout d’y penser…

Suicide de ma nounou (entre 4 et 6 ans) :

Je me suis sentie responsable du suicide de ma nounou. Culpabilité = SUD à 5 : 

IP « Même si je me suis sentie responsable du suicide de ma nounou et que j’ai culpabilisé, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ». 
Phrase de rappel pour le protocole des 3 points (tête, poignets, chevilles) : « je me suis sentie responsable du suicide de ma nounou et j’ai beaucoup culpabilisé» avec les 3 points, je suis passée de 5 à 0… 
Avec vérification en imaginant la scène et en grossissant le trait : « Maman m’apprend que la nounou est morte. J’avais été une horrible gamine, pas sympa et je l’ai mise à bout… J’imagine tout ça… et là, qu’est-ce que je ressens ? 
Non, je ne me sens plus du tout responsable de son geste. C’était son choix !

La mort de mon premier grand père (22 ans) :

Suite à cette séance quand je pense à la mort de mes grands-parents je me sens apaisée car je n’ai plus le sentiment qu’ils m’ont abandonnée. Merci l’EFT ! 

Commentaire de Geneviève : C'est ici l'illustration d'un travail effectué en commençant par l'événement le plus ancien. Cela permet de bénéficier de l'effet de généralisation sur les événements ayant le même fil conducteur.

Est-ce qu’il reste une image quand je pense à la mort ? 

Commentaire de Geneviève : j’enseigne à mes apprenants de travailler jusqu’à disparition de l’image. En effet, l’image est construite par le cerveau émotionnel. Tant que l’on peut construire une image d’un événement désagréable, c’est qu’il reste des émotions. Il en est de même des événements agréables mais bien sûr dans ce cas nous n’éprouvons pas le besoin de les travailler. 

Oui, celle de mon grand-père au funérarium. Mon grand père est mort quand j’avais 22 ans, suite à une fausse route. Les pompes funèbres nous ont demandé si on voulait voir le défunt. il n’était qu’habillé, mais pas encore préparé. La tête renversée vers le haut, il cherchait l’air. Il était raide et torturé. C’est la dernière image que j’ai de mon grand-père. Cette image me hante quand je pense à la mort. 

Je vais donc travailler sur cette image :

commentaires de Geneviève : J'enseigne à mes étudiants de travailler sur l'image restante afin de s'assurer d'un travail complet. En effet, les images sont construites par le cerveau émotionnel.

Je vois cette image, elle est en noir et blanc. Je vois mon grand-père mort, car la porte de la salle de préparation au funérarium est grande ouverte. 
Là je vais faire l’IP avec les éléments que je vois dans l’image : « Même si je vois mon grand-père, raide sur la table des pompes funèbres qui cherche de l’air, je m’accepte et je m’aime telle que je suis et je m’aime » Phrase de rappel : « je vois mon grand-père, raide sur la table des pompes funèbres, qui cherche de l’air». 
Après un passage en ronde longue, l’image est-elle pareille ou différente ? Différente…
A présent, je le vois mais la porte est entre-ouverte. Je ne me prends plus la vision de pleine face. 
L’IP avec les éléments que je vois dans l’image à présent : « Même si la porte est entre-ouverte et je ne me prends plus l’image en pleine face, je m’accepte et je m’aime telle que je suis». 
Phrase de rappel pour la ronde courte : « la porte est entre-ouverte et je ne me prends plus l’image en pleine face ». 

L’image est pareille ou différente ? Je ne vois plus mon grand-père dans l’ouverture de la porte entre-ouverte… à vrai dire je ne vois plus que la porte. 
l’IP avec les éléments que je vois dans cette nouvelle image : « Même si je ne vois plus que la porte de la salle de préparation des pompes funèbres, je m’accepte et je m’aime telle que je suis.» 
Phrase de rappel pour passage sur les 3 points : tête, poignets et chevilles : « je ne vois plus que la porte de la salle de préparation des pompes funèbres». 

L’image est pareille ou différente ? Différente, car je ne suis plus aux pompes funèbres. A vrai dire, je passe juste dans la rue des pompes funèbres et je ne fais que passer. Il fait beau. Mon grand-père n’est pas là.
Où est-il ? Avec ses lapins, chez lui…

Là, j’ai les larmes aux yeux et une émotion monte : pourquoi ? 
Parce qu’il me manque et j’aimerais que ce soit vrai. Qu’il soit encore là… mais à vrai dire qu’ils soient encore là (tous mes grands-parents qui sont morts)… pourquoi ? L’émotion monte, je m’aide avec les points d’urgence, et quand ça va mieux, j’entame l’IP d’une phrase d’apaisement avec le SUD quand même à 10. 

Commentaire de Geneviève : Procédure d'urgence : Utilisez les points situés sur vos clavicules, les mêmes que ceux utilisés dans la séquence de base. Vous tapoterez rapidement ces points en alternance lorsqu'une émotion semble vous submerger. Cela a pour effet de vous calmer rapidement. 
Vous pourrez alors tapotez rapidement les autres points de la séquence sans rien dire afin de revenir à un moment plus neutre avant de reprendre la phrase qui a occasionné cette montée émotionnelle. C'est une procédure qui vous permet de continuer votre travail avec plus de douceur.


IP « Même si j’aimerais qu’ils soient encore là…je m’accepte et je m’aime telle que je suis »…. « J’aimerais qu’ils soient encore là »…avec phrase de rappel « j’aimerais qu’ils soient encore là » Après une ronde complète, je n’ai plus qu’une boule dans la gorge et du chagrin… 
IP « même si j’ai une boule de chagrin dans la gorge, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ». 
Phrase de rappel « j’ai une boule de chagrin dans la gorge »…avec les 3 points : tête, poignets et chevilles….mais là je m’aperçois que ce n’est pas eux que je pleure, mais sur mon souvenir de moi avec eux… car eux seuls on sentit et m’ont fait comprendre que j’avais de l’importance à leurs yeux, et c’est pareil pour tous mes défunts : la famille, amie (Christine) et Didier… « Même si j’ai l’impression qu’il n’y a que mes défunts qui ont cru en moi, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ». Phrase de rappel pour la ronde longue : « il n’y a que mes défunts qui ont cru en moi »… Je suis passée à 0. 

Vérification, j’ai encore une grand-mère qui croit en moi, mon mari, mes enfants, et d’autres amis (es) qui sont encore de ce monde. Donc ma croyance « si j’ai l’impression qu’il n’y a que mes défunts qui ont cru en moi » n’est plus juste. Et je me sens soutenue et moins seule. Lol ! 

3. Comment je me sens ? 

Je suis contente de ne plus voir mon grand-père dans la dernière position où je le voyais avant la séance. Cette image ne me hante plus, puisqu’elle n’est plus chargée émotionnellement… la scène est nettoyée. 

Prise de conscience à chaud :C’est peut-être le soutien du papy que j’ai pleuré durant 10 ans et pas le papy en tant que tel… C’est peut-être pour cela que je me suis sentie si seule et abandonnée à son décès. 

Prise de conscience après une nuit en relisant mon compte rendu : je me souviens à présent que l’annonce d’une mort (ma nounou en Afrique ou Jean François) l’annonce qu’on en fait » les grands, avait été plus terrible que la mort elle-même. Ils ont annoncé cela avec tant de détachement que c’est ça qui m’a fait le plus mal en fait. 

Commentaire de Geneviève : En effet, dans les problèmes de deuil, l’annonce est souvent l’un des moments les plus chargés émotionnellement.

Le lendemain Affinage dû aux prises de consciences 

Contenu de ma deuxième séance sur le même thème :

J’ai peur d’être maladroite pour annoncer la mort de papy Jean à mes enfants SUD à 8 : Je vais travailler sur « même si j’ai peur d’être maladroite pour annoncer la mort de Papy Jean, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ». 
Phrase de rappel pour ronde longue « peur d’être maladroite pour annoncer la mort de papy Jean »… 
et là changement d’aspect « j’ai peur que les enfants ne le prennent pas bien. A combien cette peur ? à 7 donc : « même si j’ai peur que les enfants ne le prennent pas bien, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ».
Phrase de rappel pour une ronde courte « j’ai peur que les enfants ne le prennent pas bien »… 

Pourquoi ne le prendraient-ils pas bien ? 
Changement d’aspect : à vrai dire j’ai peur de ne pas faire mieux que les grands qui m’ont annoncé des morts… « Même si j’ai peur de ne pas faire mieux que les grands qui m’ont annoncé des morts ». 
Phrase de rappel « j’ai peur de ne pas faire mieux que les grands qui m’ont annoncé des morts ». J’ai négocié cette croyance avec les 3 points (tête, poignets et chevilles). Je suis passée de 5 à 0,1 et pour faire passer les 0,1 j’ai utilisé le mouvement oculaire du sol au plafond sur 6 secondes… Tout baigne ! Je n’ai plus cette croyance d’être maladroite. 

Et là Troisième prise de conscience : Mme Jeanney (ma maîtresse de CP), qui était pour moi la pire des femmes reprend un peu d’humanité, car peut être qu’elle n’était pas inhumaine, mais simplement maladroite quand elle a parlé de la mort de Jean François. Peut-être qu’elle aussi avait du mal avec le concept de la mort, surtout que là, c’était un élève à elle qui était mort. Elle l’a annoncé devant 30 enfants. Elle l’a dit sèchement et elle est vite passé à autre chose. Si ça se trouve cette maitresse n’était pas « un monstre sans cœur », mais juste une personne mal à l’aise avec le sujet. 

Je vais travailler sur l’image que j’avais d’elle : une femme grande, sèche, avec des yeux méchants. Je la vois sur le parking à la fin de l’année scolaire, quand elle me dit : « Laure, quand on veut, on peut !»…. 
« Même si je vois sur le parking Mme Jeanney, mince avec ses yeux méchants qui me dit : Laure, quand on veut, on peut, je m’accepte et je m’aime telle que je suis ». 
Phrase de rappel : « Je la vois sur le parking, mince avec ses yeux méchants, et elle me dit Laure, quand on veut, on peut !». Je l’ai travaillé avec une ronde longue…Je suis passé de 5 à 0. 
L’image est-elle pareille ou différente ? Différente, elle me fait juste la bise et me dit : « Au revoir, tu as beaucoup de volonté Laure, et tu vas y arriver j’en suis sûr ! » Elle parait moins sévère moins sèche et moins crispée. 

Le monstre est « mort » ! vive Mme Jeanney !

5. Epilogue :

Je vais regarder sur le net les meilleurs moyens d’annoncer un décès à des enfants. 

Tous comptes faits, deux de mes amies m’ont conseillé d’utiliser les exemples de la nature pour parler du passage à mes enfants. Les chenilles, les papillons et d’autres changements d’état qui existent aussi dans le règne animal. 

J’ai du au moins attendre 3 semaines pour trouver le « bon moment », pour eux (disponibilité) et pour moi, car je voulais être présente la journée de l’annonce. Je voulais que ce soit en début de journée pour pas qu’il y ait un dodo juste derrière l’annonce ou que ce soit la nuit. Que ce ne soit pas durant un repas ou un moment où on mange pour éviter un risque d’allergie suite à un sentiment d’abandon. 

...Et un dimanche matin, ma fille de 4 ans est venue dans notre lit. Au moment du câlin, je lui ai dit : « tu sais, j’ai du mal à trouver les mots pour te dire que papy Jean est mort », et ma petite fille de me répondre « tu sais maman, je le savais !» Je lui ai demandé comment elle vivait la mort du papy Jean, et là elle m’a dit « il était malade et il avait peut être autre chose à faire qu’à avoir mal, et puis je vais faire un dessin à mamy avec un avion et papy Jean dedans qui part au paradis »…Et elle est restée blottie contre moi... et n’a plus posé d’autres questions…

Pour mon fils de 3 ans, j’ai choisi un moment câlin après la douche du matin. Tout blotti conte moi, je lui ai parlé de ma difficulté à lui dire que papy Jean était mort. Qu’il était allé dans un monde qu’on voit pas et qu’il nous aime et qu’à présent, il n’avait plus mal. Et mon garçon n’en a pas fait plus de cas. Il a entendu l’info et a continué sa journée. Mais je crois que lui aussi le savait. Il avait dû entendre les grands en parler à demi mots. 

Dans les deux cas, j’ai pu leur dire ma difficulté à leur en parler, et surtout de ma tristesse. Que si eux aussi étaient tristes, ils pouvaient venir vers moi pour en parler ou pour avoir des câlins. Que nous étions là également pour répondre à leurs questions sur ce sujet aussi. 

Voilà, c’est la fin de ces deux séances sur ce thème… Ce que j’aime avec l’EFT c’est la douceur et les prises de consciences que je suis amenée à faire à chaque séance... Et la grande paix que je ressens après. 

Belle journée à vous. 
Amicalement. 

Laure.




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