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EFT - emotional freedom techniques

Peur de se noyer

(Note d’après celle de Gary Craig : Les lecteurs de cet article sont supposés avoir une connaissance pratique de l’EFT. NDT)

Bonjour à tous,

Deborah Mitnik donne une suite à son précédent article « WATER IS DANGEROUS » ( L’eau est dangereuse ), avec cet autre cas de phobie de l’eau. Dans celui-ci elle insiste sur l’intérêt qu’il y a à faire raconter son histoire au client tout en tapotant. Cela a l’avantage d’associer le client à son problème, avec tous ses détails (aspects), au fur et à mesure qu’ils apparaissent dans le récit.

Quand cette méthode est bien maîtrisée, elle peut apporter beaucoup à vos séances d’EFT.

Bien amicalement, Gary


Par Deborah Mitnik

Bonjour EFT, Après avoir écrit « water is dangerous » (sur la guérison complète d’une phobie de l’eau chez mon petit-fils de trois ans Avi, en quelques heures d’EFT), j’ai réalisé que j’avais une autre histoire d’eau à partager avec vous.

Il y a deux ans, Rebecca, une petite fille de 9 ans est venue me voir. Rebecca, après avoir failli se noyer, avait développé une grande peur de l’eau, particulièrement en piscine. Cette petite fille très brillante détestait avoir cet obstacle dans sa vie ! Elle était fière de son indépendance et de ses nombreux succès. C’était une musicienne accomplie, un crack en maths et elle son vocabulaire était certainement aussi étendu que le mien. Elle avait déjà lu bien des livres que je n’avais lus pour la première fois qu’après le bac !

Cette peur nouvelle pour nager la contrariait. Elle ne voulait pas qu’elle l’empêche de vivre pleinement sa vie.

Comme Rebecca s’exprimait très bien et était très intelligente, je décidai de commencer à tapoter immédiatement, avant même qu’elle commence son récit. Je lui ai demandé de me regarder et de tapoter sur tous les endroits où je tapotais sur moi.

Je ne me suis pas préoccupée du tout des phrases de préparation mais nous avons tapoté sur le point de karaté avant chaque séquence. Je n’ai pas pensé qu’il en faille davantage car elle était très « branchée » sur le traumatisme dès le début de la séance.

Elle racontait l’histoire pendant que je tapotais sur moi-même, sans rien dire, sur tous les points, et elle m’imitait, passant d’un méridien à l’autre. Je mentionnerai les points entre parenthèses pour vous montrer ce que je veux dire. Je transcris de mémoire, aussi fidèlement que me le permettent mes souvenirs :

« Anne » [ la sœur aînée de Rebecca ] (DS) m’a saisie par jeu (CO) pendant que je faisais simplement la planche dans le petit bain. (SO) Anne m’a attrapée et (SN) elle m’a fait tournoyer de droite et de gauche (SB), si bien que j’ai été envoyée jusqu’au grand bain (CL). J’ai presque réussi à atteindre le bord (SB) mais pas tout à fait (PK). Je me suis enfoncée sous l’eau (DS). Quand j’ai refait surface (CO) Anne avait une lueur dans l’œil qui m’a terrifiée (SO). J’étais convaincue qu’elle voulait me noyer (SN). Mais à ce moment-là Anne a attrapé ma main (SB) et m’a tirée vers le petit bain (CL). J’étais terrifiée, je tremblais, je toussais et je crachais de l’eau. (SB). »

Donc, au lieu d’employer des phrases de rappel, des recadrages, des déclarations de pardon, les mots « complètement et profondément » ou tout autre langage élaboré, j’ai simplement demandé à Rebecca de me raconter ce qu’il était arrivé. Pendant qu’elle parlait nous tapotions toutes les deux. Je ne l’ai jamais interrompue, je n’ai jamais interprété ou jugé ce qu’elle disait. En racontant les faits, elle était « branchée » dessus en permanence. Puisque je me tenais « hors de son chemin » je lui laissais la possibilité d’être toujours attentive aux sentiments que l’incident lui procurait, à son évolution, à la signification qu’il avait pour elle sur l’instant.

Je ne lui ai jamais demandé d’évaluer son niveau d’intensité.

Nous avons continué à tapoter pendant qu’elle faisait quatre fois le récit de l’incident, à chaque fois l’histoire devenait de plus en plus détaillée et son état émotionnel s’améliorait.

Elle aimait beaucoup le geste même de tapoter et commençait à se détendre. Elle pouvait de mieux en mieux imaginer la scène de façon réaliste et nous n’avons eu qu’à la rejouer tout en nous regardant l’une l’autre tapoter.

Vous connaissez déjà le résultat.

Pendant la séance qui dura un peu plus d’une heure, Rebecca se sentit de plus en plus à l’aise avec l’eau, et même à l’idée de nager dans une piscine et d’aller où elle n’avait pas pied. Elle dit : « Maintenant je peux me voir en train d’aller où je n’ai pas pied sans avoir peur ».

Deux jours plus tard elle m’appela pour me dire qu’elle s’était inscrite à un club de natation !

Et voilà pour le traumatisme !

Deborah Mitnik, LCSW-C

Texte du site de Gary Craig www.emofree.com traduit par Martine Mauvais




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