Note d’après celle de Gary Craig : Les lecteurs de cet article sont supposés avoir une connaissance pratique de l’EFT. NDT)
Bonjour à tous,
Ecoutez comment en une séance d’EFT Chris Shaver fait davantage pour la rage de son ami que ce qu’on aurait pu espérer de plusieurs années de thérapie conventionnelle. Chris la fait tomber à zéro pour un évènement spécifique, ce qui permet de faire disparaître la racine même de sa rage. Beau travail. « Puis après une heure de travail, il ne ressentait plus aucune émotion pour son film ni pour les évènements passés concernant son père, ni aucune trace de son habituel sentiment de rage pour le problème qu’il avait actuellement chez lui. Deux mois plus tard il dit qu’il « allait beaucoup mieux et était redevenu normal, sans aucune trace de rage ».
Bien amicalement, Gary
Rage meurtrière calmée par l'EFT.
Par Chris Shaver
Bonjour Gary,
Un de mes amis était dans un état de rage quasi meurtrière à propos d’une situation qu’il vivait habituellement chez lui. Il éprouvait cette rage depuis près d’une année, et elle ne faisait que se renforcer, au lieu de diminuer avec le temps. Il en était au point de devoir fuir son domicile pour des heures, pour simplement se contenir et ne pas agir sous son emprise. C’était un sentiment dévorant. Il le savait et était bloqué dans sa vie à ce moment-là.
Auparavant il avait laissé entendre à demis mots, dans une conversation, que son père était alcoolique et brutal. Je ressentais en lui l’existence d’un traumatisme que j’avais senti chez d’autres : j’avais des palpitations au niveau du chakra du cœur lorsque je me trouvais en sa présence. C’était mon thermomètre interne pour stress post-traumatique et il ne s’était encore jamais trompé.
C’est pourquoi quand mon ami est venu chez moi lui ai-je demandé s’il pourrait tapoter sur la rage. J’ai commencé par la technique du film et je lui ai demandé s’il pouvait repenser à un incident avec son père qui aurait pu susciter en lui une rage similaire. Il retrouva facilement un tel incident.
Je lui fis cadrer mentalement l’incident comme si c’était un film en lui demandant de ne pas encore visionner le film. Il était à plus de 10.
Je lui ai demandé où il ressentait l’émotion dans son corps et nous avons tapoté sur l’émotion elle-même qui se manifestait par une sensation de malaise dans l’estomac, une tension dans la poitrine et un engourdissement du visage. Ce fut un exercice EFT de « chasse à la douleur ». En pourchassant la douleur nous avons déroulé le film, plan par plan, tout au long jusqu’à la fin. Chaque douleur avait son correspondant dans le film. Par exemple il avait mal au cou quand le film a commencé à se dérouler et qu’il s’était senti « complètement impuissant » pour faire cesser une agression dont il était témoin. Aussi avons-nous fait une séquence complète là-dessus.
Même si j’ai cette douleur au cou dans mon impuissance totale à faire cesser l’agression…
En prenant chaque élément de douleur, en le mettant en relation avec la partie du film à laquelle il était associé, et en faisant des séquences complètes sur chacun, nous avons fait descendre toute la douleur et toutes les émotions à zéro. Je lui ai fait dérouler le film du début à la fin plan par plan, mais il a déclaré que toute rage et toute émotion étaient parties, à zéro.
Pourtant j’ai encore ressenti de la douleur, et je l’ai aidé à localiser d’autres symptômes corporels reliés à des souvenirs très spécifiques du film sur le traumatisme. Il avait de la tension dans la poitrine, la mâchoire et la gorge que nous avons fait descendre à zéro sur une échelle de 0 à 10. C’était rattaché au fait d’avoir à s’empêcher de dire à son père le fond de sa pensée après cet incident.
Même si je ne lui ai jamais dit ce que je pensais de lui ni ce que je lui aurais fait parce que je devais me protéger…
Il avait aussi une douleur au bras à l’endroit où son père l’avait saisi après l’incident lorsque mon ami avait eu l’intention d’attaquer son père.
Même si mon père m’aurait cassé le bras si j’avais tenté de l’attaquer et que j’ai dû m’arrêter pour me protéger…
Puis après une heure de travail, il ne ressentait plus aucune émotion pour son film ni pour les évènements passés concernant son père, ni aucune trace de son habituel sentiment de rage pour le problème qu’il avait actuellement chez lui. Deux mois plus tard il dit qu’il « allait beaucoup mieux et était redevenu normal, sans aucune trace de rage ».
Dans cet exemple-là je peux presque certifier que l’EFT a sauvé une vie, car il prenait le chemin d’en arrêter une et d’en saccager beaucoup.
Avec ma reconnaissance pour le travail que vous faites.
Chris
Article de la lettre du 28.01.2009 de la lettre du site de Gary Craig www.emofree.com/Anger-management/rage-relief-chris.htm traduit pour la lettre de Geneviève Gagos-Bally www.Technique-EFT.com par Martine Mauvais